– 21 nov. 2024 à 16:45 – Temps de lecture : 3 min

“2tonnes50”, le salon du monde (enviable) de demain
Au côté des classiques Artisa et Naturissima, Alpexpo accueillera le salon “2tonnes50” du 27 novembre au 1er décembre. Un rendez-vous à la scénographie innovante et ludique sur la nécessaire réduction de notre empreinte carbone.
Le tableau est connu : d’ici 2050, pour respecter les accords de Paris et éviter que le réchauffement climatique ne dépasse les 2 °C à l’échelle planétaire, il faudra que chacun émette 2 tonnes de CO 2 par an, « contre 10 aujourd’hui pour un Français » souligne Quentin Viallet. Et pour y parvenir, deux solutions : contraindre face à l’urgence ou donner envie. C’est sans surprise cette piste que suit depuis sa création GrenobleLab, un tiers lieu d’innovation sociale. « Et l’environnement nous est cher », explique l’une de ses fondatrices, Fabienne Warin. En conjuguant les énergies des experts du territoire (et ils sont nombreux) a donc germé l’idée de créer un salon dédié au “monde de demain” au cœur d’Alpexpo.
« Montrer sans dogmatisme que la réduction de l’empreinte carbone n’est pas contraignante »
« La genèse de “2tonnes50”, c’est de passer de l’intention à un engagement durable, relève Thierry Dieudonné. On peine encore à convaincre de l’urgence climatique, non pas dans sa prise de conscience, mais dans les leviers d’action. Alors nous donnons des pistes de méthodologie, on montrera au salon, sans dogmatisme, que ce n’est pas contraignant. Passer à une société moins consommatrice, qui respecte les ressources de notre planète, ça peut être facile à vivre et applicable partout ». Et pour se projeter vers un avenir bas carbone et désirable, Quentin Viallet et GrenobleLab s’appuieront sur « un appartement type T3 de 70 m2 à Grenoble, dont on a calculé les émissions associées du mobilier. Et nous avons transformé son aménagement en répondant aux besoins essentiels ». « C’est un événement qui nous a séduits, poursuit Élisabeth Debeunne, vice-présidente de la Métropole. Il ne donne pas de leçons mais présente la transition de façon pédagogique, ludique et concrète. Je crois plus à la valeur d’exemple qu’à la peur pour faire bouger ». « On parle de renoncement à forte valeur ajoutée », glisse aussi Fabienne Warin.
Une nouveauté favorisée par une coproduction avec Alpexpo, dont s’est félicitée la présidente Nathalie Béranger. « Les porteurs de projet viennent nous voir et on regarde ensemble comment on peut les accompagner pour avoir plusieurs événements. Mieux consommer, réfléchir à sa consommation, c’est indispensable ». Avec la proximité d’Artisa et de Naturissima, les horizons s’y prêteront.